Les frères Parrot
Les frères Parrot
Joseph Marie Jules Parrot est né à Excideuil le 10 novembre 1829. Le 13 Mai 1831 naquit à Excideuil le jeune frère de Jules, Elie Philippe Gabriel. Leur père, Bertrand Auguste Parrot, exerçait dans cette ville la profession de notaire. Il fit à Excideuil une carrière politique qui l’amena à devenir le maire de la ville. Avec son épouse Catherine Rose Jaubert, ils vivaient à Saint-Martin d’Excideuil, dans le vaste domaine des Roches.
Les deux frères furent toujours inséparables et durant toute leur existence des liens très forts les unissent.
Lorsque ses deux fils furent en âge d’entrer au lycée, Auguste Parrot choisit pour eux ce qu’il y avait de mieux en France : le lycée Louis le Grand à Paris.
Jules s’y fit rapidement remarquer par ses qualités scientifiques et son aptitude à s’intéresser à tout. Après l’obtention de son baccalauréat Jules Parrot choisit de s’inscrire en médecine. Sa carrière, après son succès au concours d’internat (1853), se fit exclusivement à Paris.
En 1860 il passa brillamment l’agrégation de médecine. En 1862 il fut reçu au concours des médecins des hôpitaux de Paris. Jules Parrot s’occupa tout d’abord des maladies cardiaques. En 1867 nommé à l’hôpital des enfants assistés il se consacra entièrement à la pédiatrie.
Les confrères le considérèrent alors comme “le créateur de cette nouvelle discipline médicale”. Passionné par son métier et par la recherche médicale, il publia de nombreux travaux sur les pathologies infantiles. Il consacra ses recherches aux gènes responsables de tant de maladies et identifia les gènes du nanisme.
Professeur titulaire de la faculté de médecine de Paris, membre de l’académie de médecine, ce travailleur inlassable fut, pour l’ensemble de ses travaux, élevé au grade de chevalier de la légion d’honneur.
À Paris, il se lia d’amitié avec le docteur Jean Martin Charcot (père du savant et explorateur Jean Charcot) connu pour ses travaux sur les maladies nerveuses.
Après le décès de son épouse, Jules et ses deux fils Pierre et Paul, trouvèrent auprès de la famille Charcot un deuxième foyer. Madame Charcot s’occupa de l’éducation des deux garçons, le docteur Jules Parrot trop accaparé par son travail ne pouvant assumer seul ce rôle.
Pour l’anecdote, il faut savoir que Jules Parrot soigna et sauva le fils unique de la grande actrice Sarah Bernardt ; et que Philippe Parrot, devenu peintre de talent, avait fait d’elle un très beau portrait (il se trouve toujours à la comédie française). Pour remercier les deux frères, elle sculpta (en bronze) une mère portant un enfant qui pendant des années orna le parc des Roches à Excideuil.
Bien qu’exerçant et résidant à Paris Jules Parrot ne délaissa jamais la région d’Excideuil à laquelle il était très attaché. Du vivant de ses parents, il acheta une propriété à la Reymondie commune de Saint-Martial d’Albarède, où il recevait ses amis et organisait de grandes chasses.
Lorsque les grottes des Eyzies furent explorées (1863-1867), la préhistoire suscita en Dordogne un énorme engouement. Jules et Philippe Parrot tous deux curieux de tout décidèrent de fouiller les grottes de Saint-Martin et de Tourtoirac (1869).
Le musée de Périgueux reçut une petite série provenant de la grotte de l’église à Saint-Martin, (solutréen, magdalénien). Le reste fut attribué au musée de Saint-Germain en Laye où l’on peut toujours admirer les découvertes des frères Parrot.
De santé fragile, Jules Parrot n’a jamais économisé ses forces. Pour se reposer, il n’a jamais accepté de réduire le rythme de travail qu’il s’imposait. Surmené, il mourut prématurément en 1882,à l’âge de 53 ans.
Sources: Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord. (Année 1883 + Années 1955/1956/1957).
Joseph Marie Jules Parrot est né à Excideuil le 10 novembre 1829. Le 13 Mai 1831 naquit à Excideuil le jeune frère de Jules, Elie Philippe Gabriel. Leur père, Bertrand Auguste Parrot, exerçait dans cette ville la profession de notaire. Il fit à Excideuil une carrière politique qui l’amena à devenir le maire de la ville. Avec son épouse Catherine Rose Jaubert, ils vivaient à Saint-Martin d’Excideuil, dans le vaste domaine des Roches.
Les deux frères furent toujours inséparables et durant toute leur existence des liens très forts les unissent.
Lorsque ses deux fils furent en âge d’entrer au lycée, Auguste Parrot choisit pour eux ce qu’il y avait de mieux en France : le lycée Louis le Grand à Paris.
Jules s’y fit rapidement remarquer par ses qualités scientifiques et son aptitude à s’intéresser à tout. Après l’obtention de son baccalauréat Jules Parrot choisit de s’inscrire en médecine. Sa carrière, après son succès au concours d’internat (1853), se fit exclusivement à Paris.
En 1860 il passa brillamment l’agrégation de médecine. En 1862 il fut reçu au concours des médecins des hôpitaux de Paris. Jules Parrot s’occupa tout d’abord des maladies cardiaques. En 1867 nommé à l’hôpital des enfants assistés il se consacra entièrement à la pédiatrie.
Les confrères le considérèrent alors comme “le créateur de cette nouvelle discipline médicale”. Passionné par son métier et par la recherche médicale, il publia de nombreux travaux sur les pathologies infantiles. Il consacra ses recherches aux gènes responsables de tant de maladies et identifia les gènes du nanisme.
Professeur titulaire de la faculté de médecine de Paris, membre de l’académie de médecine, ce travailleur inlassable fut, pour l’ensemble de ses travaux, élevé au grade de chevalier de la légion d’honneur.
À Paris, il se lia d’amitié avec le docteur Jean Martin Charcot (père du savant et explorateur Jean Charcot) connu pour ses travaux sur les maladies nerveuses.
Après le décès de son épouse, Jules et ses deux fils Pierre et Paul, trouvèrent auprès de la famille Charcot un deuxième foyer. Madame Charcot s’occupa de l’éducation des deux garçons, le docteur Jules Parrot trop accaparé par son travail ne pouvant assumer seul ce rôle.
Pour l’anecdote, il faut savoir que Jules Parrot soigna et sauva le fils unique de la grande actrice Sarah Bernardt ; et que Philippe Parrot, devenu peintre de talent, avait fait d’elle un très beau portrait (il se trouve toujours à la comédie française). Pour remercier les deux frères, elle sculpta (en bronze) une mère portant un enfant qui pendant des années orna le parc des Roches à Excideuil.
Bien qu’exerçant et résidant à Paris Jules Parrot ne délaissa jamais la région d’Excideuil à laquelle il était très attaché. Du vivant de ses parents, il acheta une propriété à la Reymondie commune de Saint-Martial d’Albarède, où il recevait ses amis et organisait de grandes chasses.
Lorsque les grottes des Eyzies furent explorées (1863-1867), la préhistoire suscita en Dordogne un énorme engouement. Jules et Philippe Parrot tous deux curieux de tout décidèrent de fouiller les grottes de Saint-Martin et de Tourtoirac (1869).
Le musée de Périgueux reçut une petite série provenant de la grotte de l’église à Saint-Martin, (solutréen, magdalénien). Le reste fut attribué au musée de Saint-Germain en Laye où l’on peut toujours admirer les découvertes des frères Parrot.
De santé fragile, Jules Parrot n’a jamais économisé ses forces. Pour se reposer, il n’a jamais accepté de réduire le rythme de travail qu’il s’imposait. Surmené, il mourut prématurément en 1882,à l’âge de 53 ans.
Sources: Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord. (Année 1883 + Années 1955/1956/1957).
