Henri Mendras - sociologue

Henri Mendras - sociologue

Henri Mendras est mort, à Paris le 5 novembre 2003 à l’âge de 76 ans.
Il aimait venir se ressourcer, le plus souvent possible, dans sa jolie propriété du château de La Roche à Saint-Pantaly d’Excideuil.

Dans la « Fin des paysans », publié en 1967 – ouvrage qui fit un mini scandale – il constatait la profonde mutation du monde agricole, victime de l’exode rural et de la mutation du travail des agriculteurs. Son ouvrage connut à l’époque un succès considérable.

En 1980 il publie « la sagesse et le désordre ». Il fonde et dirige l’observatoire sociologique du changement social. Il met au point une méthodologie scientifique d’analyse des changements sociaux basée sur des études sur le terrain, et non comme à l’accoutumée très théoriques. Cette méthode a été appliquée, avec succès dans divers pays européens.

En 1982, il publie une plaquette – aujourd’hui épuisée et qu’il avait envisagé de rééditer en 1998 – joliment illustrée par A. Barthélémy «Le Périgord raconté aux enfants et un peu aux parents».

En 1988, puis réédité en 1994, la publication de la «Seconde Révolution française, 1965-1987», fit à son tour une petite révolution dans le landernau parisien. Ce document constate le déclin des symboles de la République, l’abandon de l’étatisme et de l’identité nationale au profit de la décentralisation, du libéralisme et de la mondialisation. Créateur, avec quelques autres pontes, du DEA de Sociologie de Sciences-Po, Henri Mendras est désormais un mandarin de l’école sociologique française. Parmi une vingtaine d’ouvrages, il publie également «la France que je vois», en 2002, puis en 2003, «Éléments de sociologie».

En 1995 aux éditions Actes Sud il avait fait paraître un livre stimulant, teinté d’humour, sur sa carrière : «Comment devenir sociologue ou Les mémoires d’un vieux mandarin».
 





*:.Obiwane