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ophrys mouche

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Flore du sentier Karstique (Présentation)

   

Liminaire

 

Lorsque Jean Louis Orazio a proposé à l’office de Tourisme de travailler sur la flore du sentier karstique son projet a été accepté d’emblée d’autant qu’il correspondait à la volonté de l’Office de créer des sentiers à thème axés sur la nature et l’environnement. Seules les plantes à fleurs ont fait l’objet — pour l’instant — d’un inventaire minutieux, pour ne pas dire exhaustif, puisqu’en la matière on ne peut avoir qu’une « photographie » sur une période donnée. La période d’observation couverte par cet inventaire se situe entre 2000 et 2007. La grande variété des sols, entre autres, est une explication à l’abondance des espèces (400 plantes différentes !!). Dans l’impossibilité matérielle de réaliser une édition papier* pour l’ensemble des plantes, nous avons opté pour la création de petites fiches, simples de conception et multilingues, pouvant aisément être utilisées sur le terrain. La première série proposée traite uniquement des 19 variétés d’ orchidées recensées jusqu'en 2007. Suivront sans doute les médicinales, les comestibles, les toxiques et bien d’autres encore. (voir ci-dessous détail cédérom) Nous avons également conçu un diaporama de présentation composé d’extraits de l’herbier général et de photos.

 

Le diaporama complet sur Cédérom est proposé (5 €) © à l’Office de Tourisme avec bien d'autres renseignements sur notre flore. Pour les amateurs ou les curieux il comporte une image de la photothèque et une fiche très détaillée avec photo et herbier lorsque c’est possible. Une version spécifique a été mise à la disposition des écoles.

 

Soyez attentifs et respectueux de la flore qui vous entoure, c’est également notre (votre) patrimoine.

 

J.J. Joudinaud

 

* Une maquette est visible à l'office de tourisme. Selon l'accueil qui sera fait et le prix de revient, nous pourrons peut-être envisager une production. 

 

Présentation Herbier Sentier Karstique

 

Il longe la vallée large et limoneuse, à fond plat, de la Loue, déambule au pied des roches enchantées où s’est accumulée de l’argile de décalcification, traverse le causse aride aux chênes rabougris et aux pelouses sèches, se rafraîchit au bord des résurgences ou emprunte l’ancienne voie ferrée taillée dans le calcaire homogène du jurassique. Ses nombreuses variantes permettent de parcourir le massif de Saint Martin dans tous les sens et l’oblige ainsi à livrer tous ses secrets. Il s'agit du sentier karstique, et, pour réaliser mes relevés floristiques, c’est lui que j’ai choisi.

Plantes des bords d’eau, de prairies humides, de pieds de rochers, de stations sèches et arides vont pouvoir être découvertes sans avoir à parcourir de grands espaces. Les milieux traversés, différents par leur sol, leur humidité et leur exposition vont nous offrir un jardin botanique naturel d’une bonne diversité (environ 400 plantes à fleurs différentes, arbres, arbustes et graminées non comptés).

Certes les plantes trouvées en bordure du chemin ne sont pas spécifiques au sentier, on les trouvera ailleurs mais, pour beaucoup d’entre elles, elles auront la spécificité du milieu. Elles y développent des stratégies d’adaptation, tantôt pour résister au stress hydrique dans la station chaude du karst, tantôt pour capter la lumière lorsqu’elles sont à l’ombre, ou pour résister à l’asphyxie des racines dans les endroits trop humides. Enfin, certaines ne se rencontreront que sur ce type de terrain, tout simplement parce qu’elles sont calcicoles, et d’autres n’y seront pas parce qu’elles sont calcifuges. C’est le cas par exemple de la digitale, plante acidophile, qui pousse à quelques kilomètres d’Excideuil, en allant sur Dussac. Ceci s’explique par le fait qu’Excideuil, transition entre le Limousin et l’Aquitaine, est une zone de contact entre le sédimentaire et le cristallin.

Ce qui m’a poussé à réaliser ce travail, c’est l’envie de constituer un document de référence qui permettra de voir l’évolution de notre flore dans le temps.

 

 

Le réchauffement climatique annoncé va certainement apporter des changements, certaines espèces vont disparaître, d’autres viendront. D'autre part, ce qui m’a frappé, c’est que d’une année sur l’autre, je ne retrouve pas certaines plantes. Ainsi l’ornithogale en ombelle, présente après la passerelle, la nigelle de Damas en colonie importante au niveau du pont de Sarconnat et quelques autres, découvertes l’année précédente n’ont pas été revues cette année. En plus des caprices de la plante, je soupçonne fortement les arrosages inconsidérés de désherbant. Je pense qu’il vaut mieux, chaque fois qu’on le peut, effectuer un fauchage, plutôt que d’utiliser ces produits chimiques polluants.

Beaucoup de plantes sont dites « mauvaises herbes ou indésirables » car elles se révèlent être envahissantes et gênantes pour le jardinier ou l’agriculteur. Cependant, s’il est vrai, notamment pour quelques étrangères souvent échappées des jardins, que certaines se comportent comme de véritables pestes vertes, l’ensemble constitue un décor inégalable dans lequel nous évoluons tous les jours. Que serait notre vie sans toutes ces compagnes ? La plupart d’entre elles sont chargées d’histoire, porteuses de légendes, ou médicinales. Souvent elles entretiennent toute une vie autour d'elles, en servant de nourriture ou d'abris. Les plus insignifiantes, les plus discrètes ont beaucoup de choses à nous apprendre, nos parents ou grands-parents ont tout simplement oublié de nous transmettre la connaissance.

Chaque fois que j'ai trouvé des informations sur l'utilisation des plantes, je les ai notées à titre indicatif. Cependant je ne suis ni phytothérapeute, ni ethnobotaniste. Si des personnes veulent essayer de réaliser des préparations médicinales ou culinaires, il faut qu'elles s'adressent à des professionnels auprès desquels elles trouveront des renseignements plus précis. Il faut être prudent, une plante peut avoir des vertus médicamenteuses et être toxique.

Déterminer une plante demande beaucoup de patience et un gros investissement. Malgré tous les soins que j'ai pu apporter à l'identification, une mauvaise interprétation des critères de reconnaissance, une confusion due à l'hybridation de certaines espèces ou les variations de certaines plantes, ont pu me conduire à des erreurs de dénomination. Si tel était le cas, je prie le lecteur de m’excuser et lui demande de bien vouloir le signaler à l'Office de Tourisme.

Botaniste amateur, je ne suis pas non plus un professionnel de la photo et mes clichés souvent mériteraient une meilleure mise en valeur de la fleur. Enfin, mon travail ne se veut pas exhaustif et quiconque pouvant lui apporter un enrichissement sera le bienvenu. Il suffira d'amener la plante récoltée à l'Office de Tourisme, si possible, après l'avoir identifiée.

Je remercie mes amis Annie Sicard et Jean-Pierre Cournil qui m’ont souvent accompagné dans mes sorties, Jean-Jacques Joudinaud pour ses encouragements et sa compétence technique dans la mise en forme et l’articulation de tous ces relevés, mon épouse Brigitte, Daniel Gaume et Michel Deléron pour les noms en occitan, Philippe Lallemant pour la réalisation des planches d’exposition, Jean-Claude Martegoutte qui a bien voulu vérifier ce travail. Si par ces documents j'ai pu apporter ma modeste contribution à la sauvegarde de notre patrimoine floristique local et avoir communiqué ma passion à quelques personnes, alors c'est bien pour la protection de la nature.

 

J.L. Orazio

 

 

 

 

Sources :

 

 

Flore forestière française. - Plaines et collines ; JC Rameau. D. Mancion- C. Dume. Ed.. IDF — Flore complète portative de la France[…] - G Bonnier / G. Delayens éd. Belin

Fleurs Sauvages. 500 espèces.Christopher Grey- Wilson éd. Larousse —- Quelle est donc cette fleur ? D. Aichele éd. Nathan

Reconnaitre facilement les plantes […]F.Couplan Delachaux et Niesle —- Plantes et baies sauvages - Comestibles et médicinales éd. Solar —

Guide des plantes à fleurs D. Mc Clintock Delachaux et Niesle —- Plantes des causses et des truffières J C Martegoutte . Féd. Dép. Trufficulteurs du Périgord.

Flore d’Europe occidentale […]. M Blamey Ch Grey- Wilson. Flammarion —- Mon herbier de santé Maurice Messegué Laffont Tchou.

Guide occitan de la flore Yves Lavalade éd.. Lucien Souny —- Dictionnaire Francais Occitan Christian Laux éd. institut d'études occitanes

Vocabulari Occitan Andrieu Lagarda éd. institut d'études occitanes —- Flora Occitana Amada Lacomba ed. Escola occitana d'estiu

Sites internet. : Wikipedia.fr. ; wikipedia.org/wiki ; Belles fleurs de France : www.netguide.fr  afleurdepau.com  dijon.inra.fr plantes.sauvages.free.fr Inra Dijon

 





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