Coulaures
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Le territoire de Coulaures, situé aux confluents de la Loue et de l’Isle, était déjà habité à l’époque gallo-romaine. Des pierres tombales, antérieures à la construction de l’église, indiquent l’ancienneté de l’occupation des lieux. Si le nom de la commune actuelle n’est relevé qu’au XVème s. sous la forme latinisée de Parochia de Colubriis, Coulaures représente le pluriel de l’ancien occitan Colauro, Colaure. Il pourrait également être issu du latin Colubra, féminin de Coluber, désignant une couleuvre, et plus généralement un serpent…
La Commune de Coulaures se caractérise par son grand nombre de châteaux : six au total. Parmi eux, nous pouvons citer le Château de la Cousse — privé — : 15ème s. – 18ème s. dont le pigeonnier a été classé Monument historique. Il se situe dans un vaste parc de vieux chênes. L’Église Saint-Martin, quant à elle, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques le 12 octobre 1948. Elle a certainement été édifiée à la fin du 11ème s. Le clocher barlong contre lequel est adossée l’abside à chevet circulaire, constituerait, avec sa nef, la structure médiévale de cet édifice. Le chœur, cantonné par quatre piles à chapiteaux floraux supportant une élégante coupole octogonale sur pendentifs, témoigne également de son appartenance à la construction romane (11 / 12èmes s.). Enfin, la typologie de la maçonnerie du clocher, constitué d’assises de moellons équarris, avec ses chaînes d’angles et ses contreforts en pierres de taille de moyen appareil, confirmerait cette hypothèse de datation. Dès la fin du 12ème s. les églises du Périgord sont fortifiées afin de servir de refuge à la population en cas de conflit. L’abside fut donc surélevée et couronnée par une série de merlons, assurant la défense passive de l’édifice. La « chambre de défense » était donc dominée par le clocher, formant tour de guet.
En plus de son Église, on peut admirer à Coulaures la Chapelle du Pont-Notre-Dame et son curieux clocheton d’adoise, également appelée Chapelle Notre Dame du Vœu, qui a la particularité d’être située en bordure de La Loue. En langue d’Oc, Lou Coulaubre désignait un monstre, un dragon inspiré par le diable, mangeur de bâteliers et d’enfants… Aussi à coulaures, pour conjurer le maléfice, aurait-on bâti, au début du christianisme, une chapelle dédiée à la Vierge, sur une arche du pont. Telle est la légende… L’histoire commence au début du 13ème siècle, temps des croisades où Lafaye, seigneur de Chardeuil, naviguant et menacé de naufrage, aurait fait le serment, s’il revoyait son pays, d’y bâtir une chapelle consacrée à la Vierge. Sauvé des périls, il s’acquitte de son vœu en élevant un petit oratoire sur le pont de la Loue. Deux cents ans plus tard, une terrible crue emporte l’arche du pont et le petit édifice. La chapelle fut rebâtie au sec quelques années plus tard, sur la rive gauche de la Loue, beaucoup plus grande qu’elle n’avait jamais été. Pour l’inaugurer, un pèlerinage fut accompli, qui fut renouvelé chaque année le lundi de la Pentecôte. La réputation miraculeuse de la vierge du sanctuaire s’étendit jusqu’en Limousin. Le sanctuaire fut agrandi en 1679, et pour permettre aux foules d’apercevoir plus commodément la statue de la Vierge, un des murs fut remplacé par une grille longue de sept mètres, et haute de deux. Les gentilhommes de la région se disputaient le privilège de faire figurer leur blason sur les murs, et d’être inhumés sous les dalles de pierre.
La commune de Coulaures peut également s’enorgueillir de posséder un riche patrimoine de pays : de nombreux puits, un lavoir à « Lalet », des pigeonniers à Verdeney et à Bas Paleyrac, un moulin, une maréchalerie avec son « travail » et les vestiges d’une forge à Panassac, de nombreux sources, fontaines, croix, et cabanes de pierre sèche…
Enfin, deux fermes expérimentales, toutes deux situées sur le site de Glane, sont ouvertes à la visite. L’une concerne l’élevage des ovins et l’autre le gavage de l’oie.
La Commune de Coulaures se caractérise par son grand nombre de châteaux : six au total. Parmi eux, nous pouvons citer le Château de la Cousse — privé — : 15ème s. – 18ème s. dont le pigeonnier a été classé Monument historique. Il se situe dans un vaste parc de vieux chênes. L’Église Saint-Martin, quant à elle, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques le 12 octobre 1948. Elle a certainement été édifiée à la fin du 11ème s. Le clocher barlong contre lequel est adossée l’abside à chevet circulaire, constituerait, avec sa nef, la structure médiévale de cet édifice. Le chœur, cantonné par quatre piles à chapiteaux floraux supportant une élégante coupole octogonale sur pendentifs, témoigne également de son appartenance à la construction romane (11 / 12èmes s.). Enfin, la typologie de la maçonnerie du clocher, constitué d’assises de moellons équarris, avec ses chaînes d’angles et ses contreforts en pierres de taille de moyen appareil, confirmerait cette hypothèse de datation. Dès la fin du 12ème s. les églises du Périgord sont fortifiées afin de servir de refuge à la population en cas de conflit. L’abside fut donc surélevée et couronnée par une série de merlons, assurant la défense passive de l’édifice. La « chambre de défense » était donc dominée par le clocher, formant tour de guet.
En plus de son Église, on peut admirer à Coulaures la Chapelle du Pont-Notre-Dame et son curieux clocheton d’adoise, également appelée Chapelle Notre Dame du Vœu, qui a la particularité d’être située en bordure de La Loue. En langue d’Oc, Lou Coulaubre désignait un monstre, un dragon inspiré par le diable, mangeur de bâteliers et d’enfants… Aussi à coulaures, pour conjurer le maléfice, aurait-on bâti, au début du christianisme, une chapelle dédiée à la Vierge, sur une arche du pont. Telle est la légende… L’histoire commence au début du 13ème siècle, temps des croisades où Lafaye, seigneur de Chardeuil, naviguant et menacé de naufrage, aurait fait le serment, s’il revoyait son pays, d’y bâtir une chapelle consacrée à la Vierge. Sauvé des périls, il s’acquitte de son vœu en élevant un petit oratoire sur le pont de la Loue. Deux cents ans plus tard, une terrible crue emporte l’arche du pont et le petit édifice. La chapelle fut rebâtie au sec quelques années plus tard, sur la rive gauche de la Loue, beaucoup plus grande qu’elle n’avait jamais été. Pour l’inaugurer, un pèlerinage fut accompli, qui fut renouvelé chaque année le lundi de la Pentecôte. La réputation miraculeuse de la vierge du sanctuaire s’étendit jusqu’en Limousin. Le sanctuaire fut agrandi en 1679, et pour permettre aux foules d’apercevoir plus commodément la statue de la Vierge, un des murs fut remplacé par une grille longue de sept mètres, et haute de deux. Les gentilhommes de la région se disputaient le privilège de faire figurer leur blason sur les murs, et d’être inhumés sous les dalles de pierre.
La commune de Coulaures peut également s’enorgueillir de posséder un riche patrimoine de pays : de nombreux puits, un lavoir à « Lalet », des pigeonniers à Verdeney et à Bas Paleyrac, un moulin, une maréchalerie avec son « travail » et les vestiges d’une forge à Panassac, de nombreux sources, fontaines, croix, et cabanes de pierre sèche…
Enfin, deux fermes expérimentales, toutes deux situées sur le site de Glane, sont ouvertes à la visite. L’une concerne l’élevage des ovins et l’autre le gavage de l’oie.


